La Suède, une autre vision de la petite enfance

Au pays d’Ikea les assistantes maternelles sont une espèce inconnue.

Jusqu’à l’âge d’un an environ les enfants restent à la maison avec Maman…….ou Papa !

En effet au nom de la  » gender equality » à savoir, l’égalité des sexes, il est inconcevable que la femme ou l’homme soit coupé du monde du travail pendant une trop longue période.

On considère que cela crée une trop grande inégalité de carrière.

Le congé parental est de 480 jours dont 90 jours exclusivement pour la mère et 90 jours exclusivement pour le père. Pendant 420 jours, le parent conserve 80% de son salaire.

De même, il est important de ne pas créer d’inégalités entre les femmes. En conséquence le parcours professionnel ne doit pas dépendre du fait d’avoir eu des enfants ou non et les enfants sont acceptés à l’école dès l’âge d’un an.

La scolarité se fait en trois étapes, la première concernant la petite enfance jusqu’à trois ans s’appelle lågstadiet , voilà pourquoi il n’y a pas d’assistantes maternelles en Suède.

Ce sont les écoles, privées ou publiques qui prennent en charge les tout petits et ce sont donc les instituteurs qui vont contribuer aux apprentissages tels que la marche, la propreté, se nourrir seul etc… Les parents suédois n’ont pas besoin de se demander si l’école acceptera l’enfant qui n’est pas propre ce qui est souvent cause de questionnement chez nous.

Le système scolaire est garanti par « the Education act » qui définit les grandes lignes du système éducatif et qui prône les principales valeurs :

le jeu et le vivre ensemble

la tolérance

le respect d’autrui

les mêmes chances pour tous quelques soient la provenance sociale et le sexe.

Vous l’aurez compris, tout comme en Grande Bretagne le jeu fait partie intégrante de l’apprentissage. Mais pas que !

Les enfants passent la plus grande partie du temps dehors, peu importe la méteo. Il existe même des écoles « spéciales extérieures » ou les petits font la  sieste…….dehors.

Une autre clé de l’éducation est l’égalité des sexes et la lutte contre les stéréotypes. On part du principe que si très tôt les enfants ont conscience de cela on évite les inégalités dans la vie adulte.

D’une manière générale on laisse aux enfants une grande liberté dans la façon d’apprendre et les comportements et le système scolaire suédois à longtemps été porté aux nues.

Cependant, récemment il a été constaté une baisse générale de niveau scolaire et les politiciens se disputent sur les causes tout en cherchant des solutions. Certaines écoles se sont donc mises à développer une éducation plus stricte.

Oui mais voilà, que faut il privilégier ? Des enfants plus heureux ou bien des enfants élevés pour rentrer dans le cadre des estimations du niveau scolaire ?

Telle est la question.