Les colères

28 – COLÈRE – Grosse colère – animation monde de rico

La colère est une émotion dite « de base », au même titre que la joie, la peur et la tristesse. Lorsque l’enfant fait des colères (comportement), c’est qu’il ne peut pas gérer sa colère (émotion). Il s’agit en réalité d’un moyen pour lui, le seul bien souvent, d’exprimer de multiples choses: des frustrations externes (on lui a refusé un bonbon) ou internes (il n’arrive pas à construire cette pyramide en briques). Du point de vue des neurosciences, la colère trouve son origine dans un défaut d’intégration neurosensorielle. L’enfant n’est pas en capacité à traiter les informations, à interpréter et organiser les stimuli sensoriels.

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L’adulte doit garder en tête que la colère de l’enfant n’est pas dirigée contre lui. Il convient donc de prendre sur soi pour ne pas s’énerver à son tour, d’écouter l’enfant, son émotion et de l’aider à l’exprimer. La réaction de l’adulte doit s’appuyer sur un sentiment d’empathie : « Je comprends que tu sois en colère car… mais…. ». Il faut toujours s’interroger sur l’origine du problème et donc sur la fonction du comportement dit « problème » de l’enfant. Pourquoi fait-il cela? En fonction de la réponse, la réaction de l’adulte est différente. Si l’enfant tape du pied pendant que je parle avec une amie pour attirer mon attention, je l’ignore (en vérifiant du coin de l’œil que personne n’est en danger), car si je m’adresse à lui, lui souris ou le regarde, je renforce son comportement en lui apportant ce qu’il souhaite. Et ce comportement se reproduira… Par contre, dès que l’enfant attire mon attention de manière adaptée, je le félicite et répond de suite à sa sollicitation. Ainsi, ce comportement adapté tendra à se reproduire.

Mais lorsque la colère éclate…

Comment réagir face à une personne en colère ? | Musulman ...

Il convient de détourner l’attention de l’enfant. Inutile de discuter, d’essayer de le calmer avec des mots, ce n’est pas le moment. Dans un second temps, lorsque l’enfant sera disponible, il sera possible de reprendre avec lui. Plusieurs outils peuvent être mis en place, comme le panier de retour au calme ou la valise à solutions. Ceux-ci mettent à disposition de l’enfant du matériel pour l’aider à gérer et organiser les messages sensoriels qui affluent. En voici quelques exemples: froisser des feuilles de papier, malaxer la pâte à modeler, faire la sauterelle, taper dans un coussin de colère ou un sac de frappe, pétrir une balle anti-stress, s’envelopper dans une couverture lestée, se balancer dans son hamac, faire un câlin très fort, crier dans sa boîte à cris, mettre le mot ou le dessin de sa colère dans la boîte à colère ou dans sa poupée mange-souci. Au début et surtout lorsqu’il est jeune, l’enfant aura besoin que vous le dirigiez vers ces solutions. En grandissant il y pensera seul. Certains de ces outils peuvent être emportés au parc ou lorsqu’on est invité chez des amis, afin d’anticiper les difficultés à quitter le lieu par exemple.