Les troubles du sommeil chez l’enfant

Le sommeil est un état physiologique normal et périodique, caractérisé essentiellement par la suspension de la vigilance, la résolution musculaire, le ralentissement de la circulation et de la respiration, ainsi que par une activité onirique. Le sommeil est indispensable au développement de l’enfant. Chaque enfant a un rythme veille-sommeil qui lui est propre et qui doit être respecté.  Résultat de recherche d'images pour "someil"

Aspects psychologiques

Pour l’enfant, le sommeil représente le moment de la séparation d’avec ses parents et le monde extérieur. Symboliquement, la vie s’arrête et les angoisses mortifères peuvent donc surgir au cours de la phase d’endormissement. La fonction parentale va alors être de protéger l’enfant. Soit il se laisse aller, soit il résiste, selon son sentiment de sécurité intérieure et l’acceptation de la séparation. Les soins permettent au bébé de s’abandonner au sommeil (maintien, chaleur, toucher etc). La continuité et la permanence de ces soins assurent au bébé un sentiment de sécurité nécessaire à la séparation et donc au sommeil.

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En cela, les troubles du sommeil représentent le mode privilégié d’expression des difficultés psychologiques. Ils constituent d’ailleurs le motif de consultation le plus fréquent en pédopsychiatrie.

Les troubles du sommeil

Il existe deux types de trouble du sommeil, selon qu’ils perturbent en qualité ou en quantité. La gravité dépend de la durée. Image associée

Les cauchemars

On parle également de rêves d’angoisse, car ce sont des rêves pénibles auxquels s’associe une sensation d’étouffement et d’oppression, qui se termine par un réveil en sursaut après une anxiété intense. Alors que le rêve est, d’après Freud, l’expression d’un désir refoulé, le cauchemar n’est rien de cela!

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Les terreurs nocturnes

L’origine psychologique est la même que pour les cauchemars (angoisse intense) mais le tableau clinique est différent: en pleine nuit, l’enfant se dresse sur son lit et, sans être réveillé totalement, hurle de peur. L’enfant intègre la présence des parents, qu’il ne reconnaît pas au départ, dans ses hallucinations mais celle-ci ne suffit pas à l’en faire sortir. Il est couvert de sueur, peut vomir et uriner dans son lit. L’enfant se rendort après avoir repris totalement conscience mais il ne se souvient de rien au réveil. D’où la différence avec les cauchemars.

Les insomnies

Durant le premier semestre de vie de l’enfant, on parle d’insomnies fonctionnelles précoces. Elles sont dites communes si les périodes de sommeil sont brèves et alternent avec des réveils où le bébé pleure et crie. On parle d’insomnies « tapageuses » si l’enfant ne dort quasiment pas, crie et pleure beaucoup, au point de créer un climat d’exaspération et d’épuisement familial.

La somnolence diurne ou hypersomnie

Il s’agit d’un trouble peu fréquent, que l’on peut retrouver chez le bébé dans des contextes de déficience mentale ou de retrait  autistique.  Les hypersomnies peuvent survenir brutalement vers l’âge de 8-9 mois et sont souvent secondaires à des frustrations. Chez l’enfant plus grand, elles sont retrouvés dans des contextes de dépression, de tristesse et de repli sur soi.

En grandissant…

Dès sa seconde année de vie, l’enfant est ambivalent quant au coucher car il est partagé entre ses envies d’autonomie et ses besoins de dépendance très intenses, toujours à l’origine d’une angoisse de séparation. L’enfant va alors avoir besoin de se créer son propre espace transitionnel pour envisager la séparation avec davantage de quiétude et de sécurité. Les rituels doivent donc être respectés s’ils sont adaptés et peu envahissants.

Concernant les troubles du sommeil chez l’enfant plus âgé, on retrouve quatre catégories de facteurs:

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L’hyperactivité motrice

Ce type de trouble du sommeil est fréquemment retrouvé chez les garçons âgés de 9 à 30 mois qui présentent un retard psychomoteur ou langagier ou, au contraire, avec un niveau psychomoteur avancé et qui se retrouvent donc dans un contexte  d’hyper-stimulation.

L’opposition

Dans ce type de trouble, ce sont les conflits intra-psychiques qui sont en jeu.

L’anxiété

Dans ce cas de figure, les rituels augmentent et peuvent devenir obsessionnels. On observe également des rythmies d’endormissement (comportements stéréotypés avec balancements, mouvements répétés etc) qui permettent d’apaiser la tension et l’anxiété interne. Le sommeil reste souvent superficiel et l’enfant est fatigué au réveil.

L’excitation psychique

On retrouve fréquemment ce type de trouble du sommeil chez les enfants qui présentent un niveau de langage avancé. L’endormissement est difficile et le sommeil est agité. Les réveils sont matinaux et l’enfant met en place de nombreuses tentatives pour accaparer l’attention dès le début (trop matinal) de la journée.

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Quel que soit le type de trouble, si la durée persiste, il convient de consulter sans tarder le pédiatre de l’enfant ou un psychologue.