Que reste-t-il de Maria Montessori en Italie?

Tout le monde le sait ou presque. Maria Montessori, à l’origine de la méthode du même nom, était italienne. Elle a laissé une marque indélébile dans notre façon de voir les apprentissages de l’enfant. Mais comment cela a-t-il commencé et qu’en reste-t-il dans son propre pays l’Italie ?

Des débuts difficiles.

Au début du vingtième siècle et parce qu’elle était une femme, Maria Montessori a eu du mal à s’imposer dans un monde d’hommes. Elle a ceendatn réussi à terminer ses études de médecine pour se spécialiser en pédiatrie et psychiatrie. Son parcours l’a amenée à travailler auprès d’enfants handicapés mentaux. En se basant principalement sur l’observation des enfants elle a commencé à développer les bases de ce qui sera connu plus tard comme la « méthode Montessori ».

Une nouvelle approche.

Tout commence par une observation précise du comportement des enfants. Selon différents groupes d’âge, Maria Montessori a noté des phases dans l’apprentissage. De la même façon elle a remarqué que les enfants apprenaient mieux et plus rapidement par la pratique et avec des activités librement choisies. Elle en déduit des périodes propices à certaines acquisitions tout en respectant le rythme naturel de l’enfant. Cette nouvelle façon d’enseigner qui fut à l’origine développée pour les enfants handicapés est ensuite adaptée aux enfants dits « normaux ».

Le succès est immédiat, rapidement ses idées sont adoptées au niveau national.

La fin d’une ère.

Maria Montessori fut d’abord soutenue par le régime de Mussolini. En 1934 elle quitte cependant le pays suite à des désaccords financiers et idéologiques. Deux ans plus tard le gouvernement mets fin aux activités dites « Montessori » dans l’ensemble des écoles.

Suite à cela, Maria Montessori a voyagé dans différents pays tout en exportant ses méthodes. C’est le début de l’internationalisation.

Une influence qui perdure.

Comme ailleurs en Europe, l’Italie a fait face à un changement dans la société et le gouvernement a institué les crèches ou »nidi » comme services publics en 1971. Elles sont gérées localement par les municipalités ou la région. Il y a en conséquence beaucoup de disparités selon les moyens investis. Elles gardent cependant une ligne de conduite commune dans leur vision de l’enfant.

En effet,  le système éducatif a gardé des liens étroits avec la recherche en matière de développement du petit enfant. La gestion locale des « nidi » a favorisé un rapprochement avec les chercheurs et universitaires qui avaient un terrain tout choisit pour leurs études. Grâce à une observation directe facilitée ils ont pu élaborer des méthodes d’apprentissage respectant les rythmes de l’enfant. Tout comme Maria Montessori en son temps.

Ainsi, bien après elle, son influence continue.