front de l'est première guerre mondiale

En 1912 puis en 1914, de nouvelles grèves ont lieu pour protester contre le régime autoritaire, mais elles sont vite réprimées. Ces annexions doivent être garanties par un affaiblissement durable de l'empire russe ; la demande de lourdes indemnités de guerre, et de moyens pour en garantir le versement, doit couronner cet affaiblissement, ces dernières devant être calculées afin de permettre la mainmise sur l'économie russe et sur ses positions à l'étranger[38]. Ainsi, l'armée austro-hongroise perd le tiers de ses effectifs dans les premières semaines du conflit, soit 250 000 hommes de troupes et officiers, remettant en cause l'encadrement pour la durée de la guerre[72]. Devant les succès rapides obtenus au cours de l'année 1915 par les puissances centrales contre l'empire russe, les responsables politiques allemands et autrichiens fixent des buts de guerre en cas de victoire. souhaitée], limitant ainsi les possibilités de formation des hommes appelés en remplacement des soldats tués, blessés ou faits prisonniers durant les 18 premiers mois du conflit[10]. Un commandement des zones occupées par les forces allemandes, l'Oberbefehlshaber der gesamten Deutschen Streitkräfte im Osten (Ober-Ost), est créé. Après la fin des combats, fin 1917 sur le front de l'Est, l'armée allemande dispose en février 1918, de 192 divisions en ligne à l’ouest, soit vingt de plus que les Alliés. L'empire de Nicolas II entre dans le conflit avec des ambitions territoriales, politiques et économiques assez précises. non conforme][11]. À partir de la révolution de Février en 1917, des unités slaves austro-hongroises rejoignent avec armes et bagages les lignes russes, menaçant la totalité du front austro-hongrois[25]. Débarquement des troupes françaises à Thessalonique, 1914. Devant les atermoiements des principaux représentants du nouveau pouvoir en place en Russie, les dirigeants allemands et austro-hongrois décident la 13 février 1918, à Hombourg, la reprise des hostilités, dans un contexte marqué par la signature du traité de paix avec la Rada centrale, basée à Kiev et directement menacée par les bolcheviks[66]. C'est pour l'essentiel une promenade militaire, « la guerre la plus comique que j'aie jamais vécue », selon le mot du général Hoffmann[66]. Dans l’intérieur de la Russie, en mai 1916, on compte environ quatre millions de réfugiés, soit 5 % de la population totale. Après la conquête de la Pologne, Hindenburg et Ludendorff multiplient les attaques sur la partie nord du front, en Lituanie, enlevant la ligne du Niémen, Vilnius, mais échouant à écraser les troupes russes du secteur[53]. Le 3 mars, les représentants russes acceptent sans aucune discussion les clauses présentées par les puissances centrales, en signant le traité de Brest-Litovsk[67]. La défaite lors de la guerre russo-japonaise est une humiliation pour le pays et montre les faiblesses de l'armée impériale russe, qui n’est absolument pas prête à entrer en guerre en 1914, comme le pensent les principaux responsables du ministère allemand aux affaires étrangères[8]. Au début du mois de novembre, von Hindenburg devient commandant en chef des armées allemandes sur le front Est ; ce même jour, la Serbie déclare la guerre à l'Allemagne. Pourtant lors du recensement du 8 octobre 1919, on compte encore 182 748 prisonniers russes sur le territoire allemand. Au fil du conflit, les buts de guerre germano-austro-hongrois évoluent, chacune des deux partenaires modifiant le détail des revendications par rapport à la Russie et à la Roumanie. Dans la partie sud du front, les généraux russes bénéficient des erreurs tactiques et stratégiques des stratèges austro-hongrois. Les Puissances centrales, comme les Alliés, ne coordonnent pas leurs efforts en vue de mener des opérations victorieuses. Le déploiement de la puissance militaire russe au mois d’août 1914 les oblige à adapter leur dispositif dans le cadre d'une guerre sur plusieurs fronts, aboutissant au renforcement des unités austro-hongroises[13]. L'un des proches conseillers de Hindenburg, Hoffmann, constate l'inadaptation de cette tactique de combat devant les moyens modernes de communication[24]. À partir de 1915, les armées russes attaquent en priorité le front austro-hongrois, plus faible, obligeant régulièrement les Allemands à soutenir, par des transferts de troupes opérés aux dépens du front français, des unités austro-hongroises parfois en pleine déroute, comme en 1916 face à la poussée de Broussilov[16]. Inquiets devant l'avance des unités des puissances centrales, les responsables bolcheviks reçoivent des propositions d'aide des Alliés, mais, devant la réalité du rapport de forces, se bornent à accepter sans les discuter les clauses durcies que leur impose le Reich, dont les troupes stationnent à 150 km de Pétrograd. Après un premier échec dans les Carpates durant le premier semestre 1915, une offensive est préparée conjointement par les commandements allemand et austro-hongrois ; placée sous le double commandement allemand et austro-hongrois, l'offensive de Gorlice-Tarnów débute le 2 mai 1915, le front est rompu le surlendemain, après une importante préparation d'artillerie ; rapidement la guerre de montagne se mue en Guerre de mouvement, les Russes multipliant les manœuvres de retraite savante, rétablissant leurs positions 160 km à l'Est de leur position de départ[24]. Le « royaume de Pologne » doit devenir le premier d'une série d'États tampons liés aux puissances centrales[34]. non conforme]. Durant le Premier conflit mondial, les États en présence mettent en œuvre une grande variété de moyens, différents en fonction des moyens et des buts de guerre. L'empereur François-Joseph, lors de la reconquête de la Galicie, accorde une amnistie aux Ruthènes qui ont collaboré avec les Russes et demande à ses militaires de se comporter avec clémence : « Nous souhaitons venir en libérateurs et non en juges ». Au cours de l'année 1915, le chancelier consulte les responsables en postes aussi bien sur le front que dans les provinces orientales de la Prusse : tous se prononcent pour des annexions plus ou moins importantes, en Pologne et dans les pays baltes, afin d'y implanter des colons allemands et organiser des États tampons plus ou moins autonomes[35]. Dans le courant de l'été, la Pologne est conquise par des unités allemandes et austro-hongroises qui échouent cependant à encercler des troupes russes en pleine retraite. Après le coup d'État d’octobre 1917 qui permet aux bolcheviks de prendre le pouvoir, ceux-ci tiennent leurs promesses et en mars 1918, le traité de Brest-Litovsk entérine la paix avec les Empires centraux et, en retour du soutien allemand[3], la cession à l'Allemagne des pays baltes, de la Pologne, de la Biélorussie et de l’Ukraine, que le pouvoir bolchevik ne contrôlait pas de toute façon[4]. Des divergences au sein des dirigeants austro-hongrois apparaissent sur la conduite du conflit contre la Roumanie, les Hongrois souhaitant défendre le territoire du royaume, les militaires souhaitant stopper les troupes roumaines à l'intérieur de la Transylvanie. La visite à Lemberg de l'archiduc Frédéric est saluée par des manifestations de joie, marches aux flambeaux, hymnes, etc. Il en reste encore à l’été 1922. L’assassinat de l’archiduc autrichien François-Ferdinand à Sarajevo, le 28 juin 1914 est considéré comme le détonateur de la Première Guerre mondiale. À partir de 1912, la Russie reprend sa politique expansionniste, exacerbant les rivalités avec l'Allemagne pour le contrôle des petits États des Balkans, menaçant non seulement les positions allemandes dans la péninsule, rendues fragiles par le manque de capitaux pour les étayer, mais aussi la double monarchie[5] ; cependant, les responsables allemands estiment, aussi bien après le Traité de Bucarest que lors de la Crise de juillet, que la Russie n'est pas en mesure de s'opposer à la politique austro-allemande contre la Serbie[6]. En 1917, les services d'espionnage austro-hongrois font preuve d'une telle efficacité qu'ils ne peuvent exploiter la masse de renseignements qu'ils collectent par le biais de leur système d'écoute en Russie[28]. Tous deux participent aux offensives russes commandées par le général Broussilov. Le royaume de Roumanie, réduit à la défensive en Moldavie occidentale, doit signer à son tour l'armistice de Focșani le 9 décembre 1917 avec l'Allemagne ; simultanément, la Moldavie orientale qui s'est émancipée de la tutelle russe, proclame son indépendance. Selon une estimation russe donnée en 2004, les armées russes perdent alors au moins 1,7 million d’hommes au combat (et 5 millions de blessés et mutilés) en trois ans de guerre (autre évaluation : 2,5 millions de tués et 3,8 millions de blessés) alors que ses effectifs maximum ont été de 5 971 000 militaires et qu'environ 15 millions de personnes ont été mobilisées au total, contre près de 1,8 million de tués pour les armées autrichienne et allemande sur le front russe (1,4 million pour l’armée française). En dépit de succès dans les premiers jours du conflit, les unités austro-hongroises, pour certaines d'entre elles trop avancées dans la profondeur du dispositif russe[39], doivent se replier rapidement sur des positions préparées sur les premiers contreforts des Carpates[45]. Cependant, les paysans, hommes et femmes, sont mobilisés en compagnies de travailleurs et affectés à la réparation des routes : il faut, entre autres, couper 30 000 troncs d'arbres afin d'aménager une chaussée de rondins pour le transport des mortiers. Cette catégorie contient les 61 pages suivantes. Manfried Rauchensteiner, The First World War and the End of the Habsburg Monarchy, 1914-1918, Böhlau Verlag Wien, 2014, p. 445-446. termes de PIB à parité de pouvoir d'achat, ministère allemand aux affaires étrangères, déploiement de la puissance militaire russe, Empire ottoman dans la Première Guerre mondiale, Oberbefehlshaber der gesamten Deutschen Streitkräfte im Osten, un nouveau front s'ouvre alors dans le Caucase, mutinerie des soldats russes à La Courtine, Prisonniers de guerre de la Première Guerre mondiale en Allemagne, Front de l'Est (Première Guerre mondiale), la Russie durant la Première Guerre mondiale, Autriche-Hongrie dans la Première Guerre mondiale, Roumanie dans la Première Guerre mondiale, Album photo d'un soldat allemand - Front Est 1917 - Génie du rail, Entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, conférence de Kreuznach des 17 et 18 mai 1917, conférence de Hombourg du 13 février 1918, traité de Brest-Litovsk (Empires centraux-Ukraine), https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Front_de_l%27Est_(Première_Guerre_mondiale)&oldid=176216624, Pages avec des arguments non numériques dans formatnum, Page géolocalisable sans coordonnées paramétrées, Conflit militaire géolocalisable sans coordonnées paramétrées, Article contenant un appel à traduction en allemand, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Catégorie Commons avec lien local différent sur Wikidata, Portail:Première Guerre mondiale/Articles liés, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, celle-ci, poursuivant la guerre aux côtés de l’Entente, perd son soutien populaire, ce qui favorise le, la sécession de nombreux territoires par rapport aux Empires auxquels ils appartenaient (Allemagne, Autriche-Hongrie, Russie), et la constitution, la reconstitution ou l’unification d'une dizaine de nouveaux États (. Elle rattrape son retard industriel à marche forcée, recouvre son indépendance financière à l’égard de l’Europe de l’Ouest : en 1914, le capital russe contrôle 51 % de l’économie nationale contre 35 % en 1905. Dans ces conditions, les militaires des puissances centrales, davantage les responsables militaires austro-hongrois, comblent une partie de leur faiblesse numérique avec de meilleurs réseaux de collectes d'information et par des transferts d'unités sur de grandes distances[14]. Cette retraite bien exécutée, notamment en raison des renseignements obtenus par les services du renseignement militaire austro-hongrois, donne au chef d'état-major Franz Conrad von Hötzendorf le temps de réorganiser ses forces[27] mais n'empêchent pas la perte de la Galicie et de la Bucovine dès les premiers mois du conflit : la première campagne de Galicie, qui s'achève le 11 septembre[27] ; coûte 300 000 tués ou blessés et 130 000 prisonniers aux Austro-Hongrois, presque le double des pertes russes. Une armée austro-hongroise est encerclée au siège de Przemyśl et devra se rendre en mars 1915 sans que les forces austro-hongroises, lors de la bataille des Carpates, arrivent à la secourir. Au fil des mois, la puissance militaire s'érode ; ainsi, les offensives allemandes et austro-hongroises de 1915 sont lancées contre une armée dont l'encadrement supérieur a, semble-t-il, renoncé à freiner ou à contrer efficacement les initiatives austro-allemandes[10]. De par leur position en Europe, les « empires centraux » subissent le plus souvent les initiatives concertées des puissances de l'Entente, de plus en plus à même de coordonner, à partir de 1916, les initiatives offensives (Offensive Broussilov), afin d’interrompre les offensives de la Triplice sur le front de l’Ouest (Bataille de la Somme) ou sur le front italien (Batailles de l'Isonzo). Lancée dès les déclarations de guerre qui déclenchent le premier conflit mondial début août 1914, la guerre à l’est de l’Europe est d’abord rythmée par une série d’opérations militaires de mouvement en Prusse-Orientale et en Pologne, à l’instigation des Russes qui défont plusieurs fois les Autrichiens en Galicie puis envahissent la Prusse-Orientale. Enfin, entre le 29 octobre-20 novembre, les Turcs bombardent les côtes russes de la mer Noire. En janvier 1917, c’est 187 divisions que les Austro-Allemands engagent contre la Russie (49 % du total) contre 131 contre la France (34 %). A l’intérieur des frontières russes, les revendications indépendantistes de la... Niveaux débutants : entraînez-vous à comprendre le Journal en français facile. Tout en esquissant des réformes, celui-ci tente malgré tout de respecter les engagements de la Russie vis-à-vis de ses alliés en poursuivant la guerre. Les conditions de celui-ci étaient aussi défavorables que possible, par suite de l'état indescriptible des chemins et du mauvais temps. La Première Guerre mondiale, le front de l'Est en Streaming Disponible dans une option payante Documentaires - Grands conflits De 1914 à 1917, la guerre fait rage en Europe orientale entre les armées de l'empire allemand et de ses alliés et les soldats de l'empire russe. Parallèlement aux négociations avec les nouveaux pouvoirs en place en Russie et en Ukraine, les puissances centrales ouvrent des pourparlers de paix avec la Roumanie occupée, qui aboutissent, dès le 7 mars, à la signature des préliminaires de paix de Buftea, puis à celle du traité de paix à Bucarest le 7 mai 1918[71], lequel reconnaît l'union de la Moldavie orientale au Royaume, qui doit en revanche céder des territoires dans le Carpates et en Dobroudja, et aussi entretenir les troupes d'occupation ennemies en Valachie, mais évite l'occupation et préserve son armée en Moldavie. Et peu à peu, même les sujets les plus fidèles de Nicolas II l’abandonnent : victime de ses hésitations continuelles entre un retour à l’autocratie « pure et dure » et le respect des nouvelles institutions, il se montre incapable de mener une ligne politique ferme. En Finlande, la faiblesse des autonomistes interdit une action directe mais permet cependant l'entretien d'un courant autonomiste, destiné à se développer après la révolution d'Octobre[33]. Lors de la révolution russe de 1905, le tsar est contraint d’accepter un certain nombre de réformes, dont la création d’une assemblée élue (la douma), dont le pouvoir est en réalité très limité. Les puissances centrales ont infligé à l'armée impériale russe des pertes équivalentes à la moitié de ses effectifs combattants, que les renforts ne peuvent efficacement remplacer, essentiellement en raison du manque d'instruction[10]. Quand Piotr Stolypine arrive au pouvoir en 1906, il tente de moderniser le régime, mais se heurte à l’opposition de la noblesse. Cet essor qui s’est accéléré encore à partir de 1905 fait désormais craindre à l’Allemagne l’émergence d’un géant économique rival en Europe. Au début de l’année 1917, ils sont six millions[réf. De même, l'armée compte à la fin de l'année 1915 plus d'un million d'hommes de plus que lors du déclenchement des opérations un an et demi auparavant[20]. Ainsi, le 21 novembre 1917, Lénine propose une négociation en vue de la conclusion d'un armistice[62], rendue publique le 30[68][68]. Préparée depuis le mois d'avril, l'offensive russe contre le front autrichien, commandée par Alexei Broussilov, bouscule à partir du 4 juin 1916 les unités austro-hongroises, reprend Brody, capture 378 000 prisonniers, puis s'arrête, au mois d’août, après l'échec de la phase d'exploitation contre un front étayé par des unités rameutées des Alpes ou des Balkans[58]. L'action des divisions déployées contre l'empire russe est initialement entravée par l'absence de concertation entre le commandement militaire austro-hongrois et le commandement allemand. Les États engagés dans les hostilités dans l'Est du continent européen sont d'une part l'Empire allemand, l'Autriche-Hongrie, le royaume de Bulgarie et l'Empire ottoman, d'autre part le royaume de Serbie, l'Empire russe et le royaume de Roumanie (celle-ci depuis 1916). Ce renforcement masque une lassitude de la guerre, qui sera exploitée diversement par les Allemands et les Austro-Hongrois[25]. En Russie, la Première Guerre mondiale n’a laissé que peu de traces et son souvenir a été largement occulté par celui de la révolution de 1917 et de la guerre civile qui l’a suivie. L’acharnement des combats à l'Est oblige les puissances centrales à étoffer sans cesse ce front en prélevant des unités de l'armée impériale allemande sur le front français. Dès les années 1880, l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie aspirent à faire de la Pologne un territoire sous leur tutelle[34], limitant les annexions directes[36] ; cependant, dès la fin de l'année 1914, certains hauts-fonctionnaires prussiens en poste en Posnanie proposent, à la demande du haut-commandement ou du gouvernement de Berlin, des projets d'annexions plus ou moins étendues en Pologne russe[36] ; si certains souhaitent des annexions limitées en Pologne, d'autres de larges annexions, tous s'accordent sur la nécessité de contrôler étroitement la Pologne, directement ou indirectement[35]. En dépit de cette contrainte, les puissances centrales ne parviennent pas à mettre au point des plans de mobilisation et de conduite du conflit, Berlin et Vienne ne poursuivant pas les mêmes objectifs militaires dans le conflit qui s'annonce[12]. Si l'avenir de la Pologne sous tutelle allemande divise, le devenir des Pays baltes fait consensus, du moins en 1914 ; l'annexion pure et simple de la Courlande et de la Livonie[37]. La Grande Guerre suscite, chez de nombreux émigrés polonais, l’espoir de voir leur pays recouvrer l’indépendance. En effet, les Austro-Hongrois dès août 1914[30], puis les Allemands à partir du printemps 1915, facilitent le transit des révolutionnaires russes exilés en Suisse[30], dont celui de Lénine et de ses compagnons en avril 1917, tandis que les militaires austro-hongrois favorisent la fraternisation entre soldats russes ou roumains, d'une part, et austro-hongrois d'autre part[25]. La révolution russe a été l’un des prétextes à l’impossibilité de les rapatrier. Publié le 29/09/2015 - Modifié le 15/04/2020, © 2020 Copyright RFI SAVOIRS - Tous droits réservés, RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes, Les clés pour comprendre le monde en français. Le front de l'Est est le théâtre d'opérations de la Première Guerre mondiale entre 1914 et 1917 situé en Europe de l'Est, opposant la Triple-Entente à la Triple-Alliance ainsi que leurs alliées respectifs. En même temps, elles soutiennent discrètement les mouvements révolutionnaires opposés à l'autocratie des tsars, dans un premier temps, afin de pousser Nicolas II à la paix, dans un second temps, afin de renverser celui-ci pour mettre en place un régime politique qui conclurait la paix avec les Empires centraux[30]. Dans les semaines qui suivent, les unités roumaines percent le front austro-hongrois situé, contre l'avis des militaires, au plus près de la frontière[59], mais ils sont rapidement contenus par les mesures de Conrad, déployant ses unités le plus rapidement possible vers ce front, par le déploiement d'unités allemandes dans les Carpates et par les attaques bulgares[60]. En Pologne russe occupée, l'Allemagne poursuit la même politique malgré les tensions causées par les revendications des nationalistes polonais en Posnanie, tandis que l'Autriche-Hongrie espère établir un royaume de Pologne dans son orbite, qui lui fournirait un soutien contre la Russie[32]. Ainsi, les responsables militaires poursuivent des objectifs stratégiques différents : Helmuth von Moltke souhaite écraser le plus rapidement possible la France afin de retourner ses unités contre les Russes, comptant sur des troupes de couverture et les unités austro-hongroises pour contenir l'armée russe, tandis que Conrad souhaite écraser le plus rapidement possible les Serbes, avant de déployer le gros des unités austro-hongroises contre les troupes russes ; ayant laissé un rideau de troupes face à l'armée russe, il souhaite que l'armée allemande déploie face aux Russes suffisamment d'unités pour pouvoir les contenir[12]. En décembre 1914, les Austro-Allemands oppose 101 divisions à l’armée impériale russe (dont 40 allemandes), et 97 à la France. non conforme][49]. Les Allemands parviennent à soulager, par une attaque en Prusse orientale, les défenses austro-hongroises des Carpates, mais ne parviennent pas à empêcher la chute de Przesmyśl le 22 mars 1915[51]. Mettant en jeu des empires plus ou moins solides, la lutte se fait aussi sur le terrain politique et national. La retraite de l’armée russe contraint à la fuite 54 % de la population de la Courlande, 46 % de celle de la ville de Vilnius, 26 % de celle de toute la Lituanie. Le village de Bouverans (alors riche de 347 habitants) voit partir au front, en 1914, 71 hommes. La grande route de Cracovie à Varsovie était, elle-même, défoncée jusqu'à hauteur du genou. À la suite de ces défaites, Conrad von Hötzendorf donne l'ordre de se replier vers les Carpates et la Silésie[39]. À partir de la signature des traités de paix avec la Russie et la Roumanie, il n'y a plus d'unités combattantes des puissances centrales à l'Est, seulement des troupes d'occupation[44]. C’est ainsi que l’Autriche déclare la guerre à la Serbie le 28 juillet 1914 et à la Russie une semaine après. Les Austro-allemands écartent la menace qui pèse sur la Hongrie, libèrent la Galicie en un mois[53], mais échouent à encercler des troupes russes en mouvement perpétuel[54]. Quand, en 1916, les Allemands attaqueront en France durant la bataille de Verdun, il sera trop tard, ils ne seront plus capables d’entamer les forces alliées »[42][réf. Toujours selon Doegen, les Russes sont ceux qui ont eu le plus de pertes à déplorer (la situation alimentaire des Russes qui ne recevaient pas de colis de leurs familles peut l’expliquer) avec un peu plus de 70 000 morts[76]. Ces assauts, destinés à dégager la forteresse assiégée de Przemysl, échouent face à une solide défense russe; la contre-attaque russe aboutit à renforcer le contrôle russe sur les cols, faisant peser sur la plaine hongroise une menace directe[52]. La contre-offensive germano-austro-hongroise lancée dès le 19 juillet, réoccupant la totalité de la Galicie, donne le coup de grâce à une armée russe en état de décomposition avancée : à la veille de la Révolution d'Octobre, les officiers se voient privés de la moindre initiative par l'absence d'obéissance des soldats et par les désertions massives[62], tandis que le front n'est plus tenu sur la totalité de sa longueur[63]. Dans les premiers mois du conflit, marqués par une guerre de mouvement sur de vastes territoires, les militaires des puissances centrales doivent constamment affronter des unités russes plus nombreuses que les leurs[14] : à la fin du mois de septembre 1914, les germano-austro-hongrois disposent de 52 divisions à opposer aux 90 divisions déployées par les Russes, tandis qu'en décembre, 61 divisions sont déployées par les puissances centrales face aux 82 divisions russes[15]. Elles sont d'ailleurs ajournées pour dix jours à partir du 28 décembre[70]. La caste militaire prussienne, représentée par Helmuth Johannes Ludwig von Moltke et Erich von Falkenhayn, ministre de la Guerre puis commandant de l'armée allemande, considère depuis au moins 1905 que l'Allemagne doit provoquer le plus tôt possible une guerre préventive contre la Russie et son allié la France.

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